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 Biscotte's fic ! [Device & Desires]Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
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Evan Stanford




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MessageSujet: Re: Biscotte's fic ! [Device & Desires]   Sam 12 Jan - 21:00

Assise dans un fauteuil, recroquevillé sur elle-même, elle tourna la page du livre qu’elle tenait entre ses mains. Lui jetant un bref coup d’œil, elle s’attarda une seconde sur lui avant revenir au livre en secouant la tête. Elle soupira un bref instant. Elle n’avait pas hésité à lui venir en aide et maintenant, elle ne savait pas qu’elle attitude arborer avec lui. Endormi, elle savait que rien ne le réveillerait avant au moins une heure. Son regard se posant alors de nouveau sur Alex. Sa petite barbe de quelques jours, un tee shirt propre moulant, un jean qui tombait à merveilles sur ses hanches, elle connaissait chaque muscle parfait de son corps. Son visage était détendu. Elle remarqua qu’elle ne l’avait pas vu ainsi depuis longtemps, peut être jamais songea-t-elle. Elle secoua alors vigoureusement, refoulant ses pensées sur ce passé qui les liait tous les deux et sur lui particulièrement. Depuis quand était elle attaché à lui ? A lui qui depuis des années, elle s’évertuait à se tenait à distance ! Elle se leva soudainement et posa son livre sur le fauteuil. Son regard balayait la pièce principale. Il y avait encore des cartons ça et là de la pièce, un petite bibliothèque remplit à la fois de livres et d’œuvres cinématographiques connus du grand public.
Sur tout un pan de mur, était suspendu ce qu’elle comprit comme son trésor. Ses planches de surf. Il n’avait donc jamais arrêté, réalisa-t-elle, sa main glissant sur l’une d’elle. Il était si calme, inoffensif, comment la Police pouvait elle le suspecter. Elle n’avait pas le souvenir qu’il ait fait parler de lui à Silver Springs, hormis bien sur la faillite de l’entreprise de son père, mais il n’y était pour rien ! S’approchant de la baie vitrée, le soleil se couchait. La vue était superbe. L’appartement donnait à la fois sur la plage mais également sur le centre ville à deux pas. Comparé à son appartement, elle reconnaissait qu’Alex et elle n’avait pas les mêmes moyens financiers. Songeant à ceci, elle soupira. Elle avait rassuré Karine qu’elle reviendrait dans quelques jours, toutefois elle s’était abstenue de répondre à ses questions n’ayant pas encore abordé le sujet avec Alex. Se passant une main dans les cheveux, elle allait devoir appeler Carter, mais pour lui dire quoi ? Excuse-moi Chéri, je suis à Los Angeles et je rentre plus tard que prévu ? Un ami a des ennuis et je vais rester près de lui quelques temps pour l’aider à se remettre ?! Elle savait qu’il ne comprendrait pas. Elle la première, elle ne l’accepterait pas ! D’ailleurs pourquoi n’avait elle pas hésité à son coup de fil ? Secouant la tête à ses pensées des plus parasites, elle se retourna, plongeant son regard dans le sien au même instant. Il était réveillé et n’avait rien dit, il s’était contenté de l’observer. Elle détestait ça et elle ne s’était jamais gênée pour lui faire remarquer.

- C’est bon ! T’apprécie le spectacle ?! Lâcha-t-elle, énervée contre elle-même.

Il resta silencieux, ne la lâchant pas du regard. Il ne savait que peu de choses d’elle. Karine et Lucas avait été là pour lui rapporter quelques informations, mais jamais ils ne s’étaient étendus sur le sujet. Alex en était à la soulagé mais en même temps, il crevait de curiosité. Etre amoureux d’elle, le tuait à petit feu. Commençant à être connu du public, il ne pouvait pas refuser toutes les invitations aux soirées. Il devait se faire voir et être vu, même si ça ne lui plaisait pas. Se redressant lentement du canapé, encore ensommeillé, il articula d’une voix lointaine.

- Je ne pensais pas que je méritais une condamnation pour te regarder et me poser des questions… mais si je dois payer… et bien j’assumerais.

Elle le regarda, l’écoutant attentivement. Se poser des questions. Il se posait des questions sur elle ? Elle le connaissait si mal. Le peu qu’elle ne savait c’était les rumeurs de Silver Springs, les propos de Danny, qui l’avait surnommé le « rabat-joie », la discrétion de Karine et les silences de Lucas. Avec ça, difficile de connaître une personne même si elle a vécu à deux pâtés de maison de chez vous durant 17 ans. La première chose qu’elle remarqua, c’est qu’il ne regrettait rien. Après tout, il n’avait pas tort, il ne lui était pas interdit de la regarder ! Elle l’observa se lever lentement et son athlétique carrure vint la dominer de toute sa hauteur. Sous son tee shirt, elle devinait ses muscles saillant, bien dessiné qu’elle avait eu le loisir de caresser plus d’une fois. D’ailleurs combien de femmes avait eu ce privilège ? Elle secoua la tête. Ça n’était vraiment pas le moment de songer ça et d’ailleurs en quoi en avait-elle le droit ! Il était célibataire ou peut être une femme partageait elle sa vie, mais elle, elle n’avait pas le droit ! Elle était fiancée ! Elle soupira un instant baissant la tête, tandis qu’elle le sentait s’approcher d’elle. Sans lever la tête, elle s’entendit lui murmurer.

- Je suis désolée Alex…

A un mètre tout au plus d’elle, il sentait parfaitement qu’elle se reprochait des tas de choses. Il ne comprenait pas d’ailleurs. En réalité, elle restait un mystère pour lui et même s’il était curieux, il ne la forcerait jamais à se confier à lui. Il tenta pourtant de la réconforter même s’il doutait d’y parvenir.

- Je ne peux pas les accepter Rain.

- Quoi ?! Réagit-elle, levant les yeux vers lui.

- Je ne peux pas, commença-t-il calmement. Je t’ai appelé en pleine nuit, tu es venu me faire sortir de prison, tu as engagé un avocat pour me faire disculper… alors quand je t’entends t’excuser pour je ne sais pas… parce que tu t’énerves toute seule, je ne peux pas t’excuser ! Je te suis redevable, pas l’inverse-

Elle soupira, comprenant enfin où il venait en venir. Elle n’était pas de son avis évidemment mais jamais elle ne l’écouterait. Si depuis toutes ses années, elle ne savait pas qui était Alexander Evans, elle avait au moins conscience qu’il était plus têtu qu’elle ! Ce qui était peu dire !

- Je ne suis pas d’accord avec toi… mais puisque tu va me soutenir le contraire, je ne vois pas pourquoi je gaspillerais ma salive inutilement…

- Rain… souffla-t-il dans un murmure, sans la lâcher des yeux.

- Je déteste quand tu fais ça, secoua-t-elle la tête, en le fusillant du regard.

Il sourit doucement et s’approcha un peu plus d’elle. Il était incapable de lui résister. Ça avait toujours été le cas mais, elle ne l’avait jamais vu. Enfin sauf depuis sa rupture avec Danny, c’était la première fois qu’elle lui accordait un regard ou une attention particulière. Une chose lui apparaissait pourtant avec évidence. S’il voulait garder sa santé mentale, il devait rester à bonne distance d’elle, car l’attirance qu’il éprouvait pour elle ne cessait de s’accroitre.

- J’ai remarqué, vois tu…

- Tu devrais peut être songé à arrêter alors, persifla-t-elle, son agacement augmentant d’un cran, se détournant de lui.

- Je ne comprends pas, répliqua-t-il en la suivant du regard. Qu’est ce que je t’ai fait ? C’est ce qui s’est passé après la mort de Danny-

- Non… non, c’est rien de tout ça…

- Alors explique-moi, pourquoi tu me voues cette haine féroce-

- Je ne te déteste pas-

- Me voilà rassuré ! Mais encore ?

- Mais rien Alex ! Ça ne te concerne pas, laisse tomber !

- Tu crois que je vais « laisser tomber » ? Mima-t-il les guillemets avec ses doigts. Je reconnais que je ne suis pas l’expert en Rain Conrad, mais je fais des efforts au cas où tu n’aurais rien remarqué. Qu’est ce qui se passe ?

Elle le considéra. Même si elle était énervée contre elle-même, elle l’écoutait attentivement. Il semblait tenir à lui venir en aide. Mais qu’attendait-il d’elle ? Elle songea un bref instant que peut être, elle se faisait des idées et qu’il n’y avait de sens caché à sa proposition. Elle secoua la tête et le fixa une longue seconde.

- Tout va bien Alex… tu n’as rien fait. C’est moi. Je ne sais pas où j’en suis c’est tout… c’est pour ça que j’étais chez Karine.

- Tu étais chez Karine ? Elle est au courant pour-

- Pour toi ? Non, j’ai rien dit… tu savais que je ne dirais rien, c’est bien pour ça que tu m’as appelé non ?

- Oui… non… hésita-t-il. Je n’étais pas sûr que tu décrocherais ton téléphone ou que tu m’écouterais, donc encore moins que tu viennes et que tu engages un des meilleurs avocats de la ville.

- ça ressemble étrangement à des reproches-

- C’n’est pas le cas Rain…secoua-t-il la tête. C’est juste que… Tu es la seule qui ne m’a jamais posé de questions, tu m’acceptais tel que j’étais… et même si on n’a jamais été proches au point de se confier l’un à l’autre, une partie de moi savait que c’était toi que je devais appeler…

Elle détourna les yeux. Cette confession, elle ne savait comment l’interpréter. Jouait-il un jeu ? Voulait-il l’amadouer ? Tentait-il de la manipuler ? Ou bien pensait il vraiment tout ça ? Relevant les yeux vers lui, elle leva sa main à hauteur de son torse avant de finalement la laisser tomber le long de son corps.

- Je ne sais pas comment je dois interpréter tout ça, Alex, souffla-t-elle comme un aveu. Tu dois être le fantasme de plein de filles et c’est moi que tu appelles à l’aide, une ancienne camarade du lycée qui ne pouvait pas te supporter !

- Je t’ai appelé parce que j’ai confiance en toi… même si j’ai du mal à l’expliquer, ainsi que… notre relation…

- On n’a pas de relation Alex-

- Je savais que tu ne voudrais pas en parler-

- Waouh quelle perspicacité ! C’est flic que t’aurais dû faire ! Je suis sure que ça t’aurais aidé dans ta situation !

- Finalement, j’aurais du m’abstenir de t’appeler ! Lâcha-t-il, agacé.

Rivant son regard au sien, il savait que c’était méchant mais en l’occurrence, il ne savait pas quoi lui dire. Elle ne voudrait pas parler de ce qui s’était passé quelques jours plus tôt, et pourtant il avait besoin d’en parler. Toutefois, il se voyait mal avouer ça à Karine. Elle le fusillait du regard mais il s’en moquait. Il secoua alors la tête et disparut du salon alors que Rain restait figé, les bras ballants. Elle rejoignit alors la cuisine, elle devait s’occuper les mains pour éviter de trop réfléchir. Elle entreprit alors de préparer le dîner tandis qu’Alex venait de claquer la porte de sa chambre. La soirée s’annonçait chaleureuse et dénué de tensions ! Elle soupira et ouvrit la porte du frigo, se concentrant sur les aliments qui s’y trouvaient.

*.*.*.*.*.*.

*.*.*.*.*.*.

- Comment ça elle est partie ? partie où ? et quand ?!

- Elle t’appellera-

- Pourquoi tu m’as rien dit jusqu’à maintenant ?! T’es pas possible Lucas-

- Karine, laisse la respirer…

- C’était la première fois qu’elle quittait Washington sans aucun effort de ma part ! je sais qu’en ce moment… c’est pas la grande forme pour elle, alors permets moi de m’inquiéter quand ma meilleure amie se change en… en quelque chose qui me ressemble ! Rain n’est pas impulsive… alors ce forcément ce genre de détail ça éveille ma curiosité !

Il se pinça les lèvres et s’approchant lentement d’elle, il ajouta sans la quitter des yeux.

- Et si tu patientais un peu… Rain est adulte. Elle appellera. C’est quelqu’un de responsable et c’est ta meilleure amie… laisse lui un peu de temps.

Elle détourna les yeux et soupira. Elle détestait l’entendre dire ça. Et pourtant, elle savait qu’il n’y avait que ça à faire. Elle devait rester calme et ne pas s’inquiéter pour des broutilles. Fermant les yeux une seconde, elle sentit une main de Lucas, posé sur son ventre.

- Tu sais ce qui me ferait plaisir… lui chuchotta-t-il à l’oreille, se décalant dans son dos, l’entourant de ses bras. J’aimerais que tu te concentre sur moi-

- Sur toi ? demanda-t-elle, les yeux toujours fermés et souriant doucement.

- Oui sur moi… répétat-il. Aujourd’hui, il n’y a que nous deux… enfin deux et demi avec Carla Joséphine évidemment !

- Quelle horreur ! Je te promets que Charles Henry fera de tes nuits un vrai cauchemar d’ici quelques mois ! souffla-t-elle, s’adossant un peu plus à lui, rejetant sa tête dans son cou.

- D’accord, pas de Carla Joséphine, ni de Charles Henry… mais elle s’appellera pas Felicity, Patience ou Marguerite !

Calée dans ses bras, trouvant un peu de repos, elle rit de bon cœur à sa remarque puis réalisa simplement qu’elle n’avait pas eu une journée aussi reposante avec lui, depuis des semaines. Il était adorable dans tous les sens du terme. Bon, comme la majorité des hommes, il avait ses sales manies mais hormis ça, il était quasiment parfait. Il savait cuisiner, il passait l’aspirateur, faisait le ménage, il bricolait, envisageait de faire la chambre du bébé lui-même et lavait la vaisselle songea-t-elle, mais le plus étonnant c’était qu’il le faisait sans râler. Elle avait conscience que si jamais il la quittait, elle ne retrouverait jamais quelqu’un comme lui. Elle souriait presque bêtement dans ses bras. Elle était heureuse et épanouie. Elle n’avait ressentit tout ça. Enfant, son père décidait pour deux et elle n’avait pas d’autre choix que de suivre sans contester. S’opposer à lui avait été difficile mais elle ne regrettait rien. Aujourd’hui elle était heureuse et bientôt maman, même si elle angoissait à l’idée d’être mère. Un peu perdue dans ses pensées, elle ne l’entendait plus mais lorsqu’il murmura son prénom, elle revint à elle soudainement.

- Epouse moi, Karine.

- C’est toujours non Luke, répliqua-t-elle, faisant un pas, se détachant instinctivement de lui.

- Tu comptes pourtant bien un jour accepter ?

- Tu précipites tout. Tu sais que je t’aime… mais on n’a pas besoin d’être marié pour être heureux en couple-

- Tu sais bien que c’est pas uniquement pour ça-

- Je sais mais tes parents devront se faire à l’idée que je ne cèderais pas. Ils veulent que tout soit fait dans l’ordre, fiançailles, mariage, enfants… mais ça ne nous correspond pas Lucas.

- Il y a aussi le coté administratif-

- Tu agis comme ça pour qu’on soit protégés, qu’on ne manque de rien… mais pourquoi changer soudainement ? on est heureux, en bonne santé, équilibré… laisses les choses suivre son cours. Se marier ne changera rien pour moi, si ce n’est que je serais Mme Brady… j’ai pas besoin d’une bague pour savoir que je t’aime…

Elle était si convaincante, qu’il n’avait pas besoin de répondre. Près à se marier, il songeait qu’il l’était. Il allait être père, il devrait alors se faire à l’idée d’assumer une famille. Il n’était pas surprit qu’elle refuse une nouvelle fois sa demande en mariage. Il avait arrêté de les compter, il y a déjà bien longtemps. Elle était si sincère que dans ces moments précis, il ressentait une fierté à son égard. Elle ne se laissait pas marcher sur les pieds et ne disait pas noir, si elle pensait blanc. Croisant son regard, il se contenta de lui adresser un malicieux sourire et rajouta sans arrière pensée.

- Quand t’en aura marre, t’acceptera et je te passerais la bague au doigt, chérie !

Elle lui retourna un petit sourire tandis qu’il reprenait en douceur, se dirigeant vers l’entrée de la maison.

- Tu viens avec moi, j’ai envie de marcher…

Elle acquiesça de la tête et l’aida à enfiler une veste légère tandis qu’il sortait en pull. Instinctivement, sa main vint glisser dans la sienne et ils prirent la direction du parc. Ils avançaient d’un pas lent mais mesuré. Karine vint finalement se coller contre lui et se mirent à parler tout bas, tout en observant les gens autour d’eux.

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MessageSujet: Re: Biscotte's fic ! [Device & Desires]   Sam 12 Jan - 21:01

Elle n’avait pas eu le temps de réfléchir. Elle était là, entre ses bras alors qu’elle venait simplement lui dire que le repas était prêt. Elle ne s’était pas excuser pour autant de son comportement bien qu’elle savait qu’elle en avait le devoir. Trébuchant sur la petite marche à l’entrée de la pièce, la seconde plus tard, elle était entre ses bras. Ce regard si envoutant qu’il lui adressa lui fit perdre toute notion de la réalité. Sans plus réfléchir, elle s’était ruée sur ses lèvres, comme si elle savait que c’était inévitable. Ça l’était d’ailleurs, elle ne pouvait pas se mentir plus longtemps, elle avait envie de lui. Elle voulait ses mains sur son corps mais durant une seconde, elle songea qu’il la repousserait pour leur équilibre à tous les deux. Elle ne s’attendait pas à ce qu’il la soulève de ses bras, la menant jusqu’à son lit où il l’allongea. Son regard ne quittait plus celui de Rain. Allongé sur elle, il ne voulait pas repousser ce moment. Il voulait qu’elle comprenne et qu’elle sache qu’il tenait à elle, malgré son engagement auprès de Carter. Ses lèvres effleurant à peine les sienne, il souffla tout bas alors que ses mains se glissait sous le léger pull de Rain.

- Quoiqu’il arrive, je ne te repousserais pas Rain. Ôte-toi, cette idée de la tête…

Il ne lui avait pas donné l’occasion de répondre et le seul son qui franchit les lèvres de Rain fut une longue plainte gémissante. Se cambrant sous lui, elle était, on en peut plus réceptive à ses caresses. Lui ôtant son pull, ses mains s’attardèrent sur son soutien gorge qu’il lui retira très vite. Ses lèvres glissèrent alors sur sa poitrine, attisant un peu plus ce désir violent qui l’envahissait. Incapable de lutter contre, les bras écartés, cramponné aux draps, elle rejetait sa tête en arrière, tout en soufflant le prénom d’Alex. Il la rendait dingue et fier de lui, il continuait à lui prodiguer ses caresses déstabilisantes.

Elle portait un pantalon slim noir très léger, moulant parfaitement ses formes parfaites. D’un geste rapide, il lui retira son pantalon et sa lingerie, tout en se débarrassant à son tour de ses propres vêtements. Il la torturait par ses baisers intenses, par ses mains caressant cette peau douce et chaude. L’avoir ainsi à sa merci l’excitait sans conteste mais il désirait la voir prendre part à leur étreinte. S’allongeant de nouveau sur elle, il fit glisser ses doigts entre les siens avant de plonger son regard dans le sien, chuchotant entre deux baisers malgré leurs souffles saccadés et les battements effrénés de leur cœur.

- Je veux plus qu’une nuit Rain…

Elle n’était pas sur de comprendre et pourtant, elle ne recula pas. Elle enroula ses jambes autour de ses hanches et l’embrassa furieusement, mettant le feu à tout son être. Elle le sentit la pénétrer brutalement et se mouvoir avec rapidité en elle. Il démolissait toute cette carapace qu’elle s’était construite. Ne cessant de la caresser, elle gémissait entre deux baisers passionnés. C’était peut être une pulsion mais il n’y croyait pas, parce qu’il ressentait ce besoin de l’avoir fréquemment près de lui, même s’il ne l’avait jamais clairement avoué. Elle murmurait son prénom entre deux souffles rapides. Elle ne résista plus et se cambra violemment sous lui, traversée par une puissante onde de plaisir. Il écoutait chacune de ses envies mais ne se stoppa pas, continuant à aller et venir en elle tandis qu’une seconde explosion la terrassait. Il voulait qu’elle soit sienne, complètement, uniquement à lui. Il voulait qu’elle ressente et qu’elle comprenne qu’il l’aimait elle et pas une autre. Sa main glissant dans le dos d’Alex, il leva les yeux vers elle alors qu’un sourire s’étirait sur le visage rincé de Rain. Il ne s’arrêta pas et, suivit quelques coups de reins supplémentaire, il succomba à son tour à ce fulgurant désir. On onde le traversant complètement, alors qu’il lui arrachait un furieux baiser. Toujours emmêlés, il ne voulait pas se détacher d’elle. Il savait pourtant qu’il devrait, sous peine qu’il serait sujet à une nouvelle vague de désir sous peu de temps.

Appuyé sur les coudes, son regard plongé dans le sien, il effleura légèrement ses lèvres, murmurant.

- Et après ça, tu retourneras auprès de ton cher petit fiancé…

- Alex…

- On n’a jamais parlé Rain… tu as toujours fuit pour éviter la discussion.

- On sait tous les deux que ça ne nous mènera nulle part.

- C’est ce que tu crois Rain… Même avec les années, ça n’a pas changé. Tu ne crois pas que ça mérite réflexion ?

- Non.

- Non ?! je crois que tu vas devoir m’expliquer parce que je ne te comprends pas, répliqua-t-il en roulant sur le coté.

Tournant la tête vers elle, il attendait qu’elle réponde mais elle s’obstinait à fixer le plafond, tentant vraisemblablement de chercher ses mots.

- Je… commença-t-elle. La vérité c’est qu’on ne tiendrait pas plus d’une semaine ensemble.

- Quand on commence en phrase par « la vérité », c’est que c’est un mensonge…

- Alex… soupira-t-elle. Je vais me marier-

- Et c’est maintenant que t’y pense ?

- Tu veux que je te dise ? Le fusilla-t-elle du regard. Je ne pourrais plus jamais me regarder dans une glace ! J’ai trahit mon fiancé ! Comment je suis censé pouvoir vivre avec un tel poids sur la conscience ?!

- J’n’en ai aucune idée… mais quelque chose me dit que t’y parviendra sans problème !

- Je ne suis pas amoureuse de toi, Alex-

- Je n’ai jamais prétendu ça !

- Je le sais mais…

- ça ne m’empêche pas de beaucoup tenir à toi, Rain. Tu tiens à n’être qu’une passade dans mon existence…

- J’ai pas dis ça, Alex.

- Tu le penses. Tu n’as pas besoin de le dire…

- parce que tu lis dans les pensées maintenant ?! Le fusilla-t-elle du regard.

- Crois ce que tu veux mais moi, je sais où j’en suis. Ce qui n’est pas ton cas, puisque tu trompes ton fiancé sans remords !

Furieuse qu’il s’adresse ainsi à elle, elle rongea son frein mais c’était trop ! D’un bond, elle sauta du lit et récupéra ses vêtements, se rhabillant à la va vite.

- C’est vrai je l’ai trompé… mais tu ne sais absolument rien de ce que je ressens ou traverse. Ça n’aurait jamais du se produire, tu le sais comme moi.

- Rain, la coupa-t-il.

Enfilant ses bottes, elle ne l’écoutait déjà plus et sortait de la chambre, passant par le salon où elle récupéra son sac à main. Elle lui en voulait comme jamais. Il la jugeait mais que savait-il de sa vie exactement ? Elle soupira en sentant son regard, se retournant elle ne gêna pas et le fusilla du regard.

- Je ne t’imposerais pas ma présence plus longtemps-

- Rain… ne part pas-

- Tu as été beaucoup trop loin ! Tu me juges Alex !!! Tu ne vaux pas mieux que Danny. Au moins avec lui, je savais à quoi m’en tenir ! mais avec toi… avec toi, c’est dix fois pire ! tu ne parles pas, tu fais comme si de rien était ! Et d’un seul coup, tu blesses cruellement la personne qui est près de toi en la jugeant, sans chercher à connaître la vérité !

Il déglutit difficilement. Avoir une discussion avec Rain avait toujours été très éprouvant pour lui. Il ne savait jamais sur quel pied danser. Il ressentait parfaitement sa colère. Devait-il essayer de la calmer ou alors la laisser partir comme elle le souhaitait ? Mais où irait-elle ? Rentrerait-elle à Silver Springs ou à Washington ? S’il la retenait, l’écouterait elle ?

- Danny n’a jamais été amoureux, il tenait à toi comme à un trophée ! Reste s’il te plait-

- On n’a plus rien à se dire… oublie moi, ainsi que mon téléphone, mon adresse… raye moi de ta vie définitivement Alex !

Ces mots le heurtèrent de plein fouet. Il baissa la tête. La rayer de sa vie. Il savait qu’il en serait incapable, il y avait trop. Il rêvait d’elle depuis des années. Aucune femme n’était parvenue à entrer dans sa vie et à partager son quotidien plus de deux jours. Rain l’obsédait à tel point, qu’il n’avait jamais discuté leur relation mais aujourd’hui tout changeait et il sentait qu’elle s’éloignait un peu plus à chaque minute.

- ça ne sera pas possible… souffla-t-il sans s’en rendre compte.

- Il le faudra… parce que je vais me marier.

- C’est ta décision. Je n’irais pas à l’encontre de ton choix, quel qu’il soit…

Il lui disait tenir à elle. Et là, il la laissait partir ? Elle ne comprenait pas tout. Se battre. Il ne comptait pas se battre pour elle, réalisa-t-elle. Cette pensée lui faisait mal en même temps qu’elle la soulageait. Comment pouvait-elle éprouver une telle attirance pour cet homme qui se fichait complètement d’elle.

- Dans ce cas, on n’a plus rien à se dire Alex. Adieu…

- Non Rain ! Non… Attends… la coupa-t-il, s’interposant entre elle et la porte. Je n’ai jamais été doué pour ça… je ne veux pas qu’on se sépare fâché-

- Tu veux soulager ta conscience ?! T’es mal barré Alex ! Avec moi, ça n’a jamais marché…

- Tu déteins sur Karine… échappa-t-il, cynique. Rain… je suis surement la dernière personne que tu écouteras mais… peut importe ce qui s’est passé ou se passera… je serais toujours là… pour toi. Finit-il en baissant la tête.

Il se dévoilait. A son goût, il en avait trop dit. Tenir à elle, était plus douloureux qu’une brulure au 3ème degré. Elle le tuait à petit feu. Il la voyait déjà retourner à Washington et près de Carter. Cette pensée le mettait hors de lui mais pour le bonheur de Rain, il le ferait. Elle méritait d’être aimé, heureuse, tout ce qu’il n’avait jamais été capable de lui apporter durant leur brève relation.

Elle le fixait. Sa remarque la touchait mais en même temps, elle ne pouvait s’empêcher de se demander ce que ça pouvait cacher. Il évitait nettement son regard et le contournant, elle formula à voix si basse, qu’elle n’était pas sure qu’il l’entendrait.

- Prends soin de toi… et évite de te faire de nouveau embarquer. Je ne reviendrais pas. Adieu Alex…

Ces derniers mots lui soulevèrent le cœur et pourtant, elle refermait la porte derrière elle. Le souffle court, elle sentait des larmes lui brûler les yeux tandis qu’elle dévalait les escaliers. Elle devait rentrer. Son cocon, elle irait chez Karine. Certes, elle comprendrait que ça tournerait pas rond mais Karine ne la harcèlerait pas de questions. Elle attendrait qu’elle soit prête même si elle doutait un jour de l’être. Elle culpabilisait. Coucher avec Alex était une grave erreur et elle ne pourrait jamais se le pardonner. Pouvait-elle le dire à Carter ? Non évidemment. Il y avait trop de choses en jeu et elle n’était pas assez forte pour affronter sa colère. Se passant une main rapide dans les cheveux, elle tenta de se calmer, marchant à un rythme effréné et irrégulier. Un point de coté, l’obligea à s’arrêter. Elle se rapprocha du mur et s’y adossa quelques minutes, le temps de reprendre ses esprits. Elle héla alors un taxi qui la mènerait à l’aéroport. Elle ne pouvait pas rester une minutes de plus dans cette ville. Elle revoyait son regard désespéré, et sa tentative pour la convaincre de rester. Elle secoua alors la tête et diverses images défilèrent tandis que le taxi roulait puis s’arrêtait avant de repartir et la déposer à l’aéroport. Elle se fit alors enregistrer et attendit son vol.
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MessageSujet: Re: Biscotte's fic ! [Device & Desires]   Sam 12 Jan - 21:01

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Elle avait l’option entre rentrer à son appart et aller se faire consoler chez sa meilleure amie. Se retrouver seule était la dernière de ses options. Toutefois, elle n’était pas prête à avouer ses péchés. Assise derrière son volant, de nouveau l’image d’Alex se dessina devant elle. Il la poursuivait jusqu’ici. Revoir Karine aurait des conséquences. Elle lui parlerait forcément d’Alex. La vie était mal faite, Karine était leur meilleure amie à tous les deux et elle la mettrait dans une situation compliquée si elle cessait de se taire. Elle posa son front sur le volant. Il n’y avait aucune échappatoire. Soupirant, elle se reprit et décida finalement de rejoindre la maison de son amie, même si elle lui ferait vivre un enfer. Elle avait besoin d’une épaule et de sa meilleure amie.

Lorsque Lucas lui ouvrit la porte, il grimaça légèrement lui soufflant que Karine lui en voulait un peu. Elle n’en attendait pas moins de sa part. Surtout qu’elle ne savait rien, songea-t-elle. D’ailleurs, elle n’avait encore aucune idée si oui ou non, elle devait lui dire la vérité sur sa relation avec Alex. Elle fit un léger signe de tête à Lucas, se pinçant les lèvres avant d’apercevoir Karine assise en tailleur sur le canapé, un tas de copies dans les mains qu’elle corrigeait d’un geste énergique, trahissant sa nervosité. S’apercevant qu’on la dévisageait, Karine releva la tête et croisa le regard de Rain. Elle ne la lâchait pas des yeux. Karine était têtue et Rain ne cédait que rarement, ce qui n’arrangerait surement rien à la situation. Rain baissa finalement les yeux et s’approcha de son amie.

- Je sais que tu m’en veux, tu as raison… et je n’aurais pas du partir.

- Je ne me contenterais pas d’excuses…

- Je me suis mit dans le pétrin Karine… un monstrueux pétrin… souffla-t-elle en se laissant tombé à coté de son amie.

Karine posa son stylo et déposa ses copies sur la table basse avant de se tourner vers Karine tandis que Lucas lui fit signe qu’il sortait.

- Qu’est ce que tu veux dire ? T’as tué quelqu’un ?!

Rain leva les yeux au ciel. C’était bien le genre de Karine de faire ce genre de remarques.

- Non… le soir où je suis partie, commença-t-elle, c’est parce qu’Alex m’a appelé.

- Alex ?! Notre Alex ? T’es allé à Los Angeles ?

- Il était en cellule-

- Quoi ?!

- C’est une longue histoire-

- On a tout le temps. Raconte !

Elle ne devrait pourtant pas être étonnée. Karine était avant tout responsable et curieuse. Elle aurait du se douter qu’elle ne se contenterait pas de ses vagues explications.

- Il a été arrêté pour détournements de fond. J’ai fait payer sa caution et engagé un avocat… la police a trouvé une grosse somme d’argent dans son appartement, dans une cachette. Apparemment ça appartiendrait à l’ancien locataire…

- Et Alex, comment il va ?

- ça va… enfin je pense-

- tu penses ?

- Karine, je ne vais pas te l’apprendre… on ne sait jamais comment va Alex ?! Il se renferme sur lui, dès qu’il est touché.

- Il aurait pu nous appeler-

- Il ne voulait pas t’inquiéter… toi et le bébé. Il savait qu’en appelant Lucas, il te dirait tout…

Karine soupira, elle détestait tout ça. Rain qui était torturé, Alex silencieux.

- Okay… mais je crois savoir que tu as un problème, appuya-t-elle sur le « tu ».

Rain fixa Karine une longue seconde, ne sachant pas si elle devait lui dire.

- Je sais plus où j’en suis avec Carter…

- Tu sais ce que je pense de lui. Il ne te mérite pas. Je l’accepte parce que tu l’aimes… mais je suis persuadé qu’il n’est pas fait pour toi-

- Karine…

- Oui, je sais mais je ne vais pas te mentir.

- Non, j’ai trop besoin de toi… mais tu vois… avec Alex… on a…

- Quoi ? Qu’est ce qu’il a dit ?

- On a couché ensemble, avoua-t-elle, finalement, croisant le regard à la fois surprit, amusé et rayonnant de Karine.
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MessageSujet: Re: Biscotte's fic ! [Device & Desires]   Sam 12 Jan - 21:02

Chapitre 8 : Questions, décisions et révélations.


Deux mois plus tard,

Rain était dans la chambre, encore en peignoir alors que l’heure de la cérémonie avançait. Elle entendait du bruit en bas. L’heure était proche et c’était également l’heure où ses pensées étaient parasitées par une seule et même personne ! Fermant les yeux, elle respira lentement avant de poser son regard sur sa bague de fiançailles. Avait-elle raison ? Son choix était il le bon ? ne le regretterait elle pas ? Perdue dans ses pensées elle sursauta violemment et porta une main à son cœur lorsque la voix de Karine lui parvint aux oreilles

- Tu devrais te presser un peu…

- C’n’est pas toi qui te marie ! Bougonna-t-elle.

- Ah bah ça… y’a aucun doute ! Je ne pourrais jamais enfiler ta robe avec ta taille de mannequin ! répliqua-t-elle avec un sourire.

A travers le miroir posé sur le bureau, Rain observa Karine s’approcher dans son dos. Leurs regards se soudèrent et Karine posa ses mains sur ses épaules.

- Rain… c’est pas le jour où tu dois hésiter…

- Alex… il est en bas ?

Karine n’était pas dupe. Ces derniers jours, où la préparation du mariage avait redoublé, elle avait remarqué que son amie était absente. Elles n’avaient évoqué le voyage de Rain à Los Angeles qu’une seule et unique fois. Mais Karine avait comprit même si Rain avait fait son choix. Elle secoua la tête, l’avertissant qu’il n’était pas là. Elle la vit alors soupirer. Karine hésita à lui parler durant une longue seconde. Rain la connaissait et un seul regard suffit à Karine pour qu’elle se jette à l’eau.

- Si tu hésites… si tu penses te tromper ou… que tu penses à quelqu’un d’autre… il est encore temps d’annuler.

- Il t’a dit qu’il venait, non ?

- Tu vas pas aimer ce que je vais te dire.

- Tu me ferais l’honneur de garder ça pour toi ?! Ironisa-t-elle.

- Non. Tu es incapable de le supporter parce que tu l’aimes depuis toujours…

- Je crois-

- Laisses-moi finir. Vous avez couché ensemble parce que vous êtes persuadé qu’après ça, vous seriez incapable de vous entendre… mais c’est tout le contraire. Vous êtes aussi malheureux l’un que l’autre mais incapable de le reconnaître.

- On n’arrive pas à se parler… et on a eu une grosse dispute quand je suis partie…

- Mais ça ne l’empêche pas de s’inquiéter pour toi.

- Il t’a dit quelque chose ?

- Non. Il ne parle jamais de toi… enfin pas avec moi. Je sais qu’avec Lucas, ils abordent le sujet-

- Mais Lucas, il te l’a bien dit non ?

- Vous pensez tous le connaître. Lucas est l’homme le plus loyal que je connaisse. Il ne révèlera jamais aucun secret, même à moi. Pour être honnête, je ne chercherais même pas à ce qu’il m’en parle.

- Lucas était déjà un garçon génial. A ton contact, il a mûrit et est devenus quelqu’un de droit et responsable…Vous êtes destinés l’un à l’autre-

Karine rit doucement à ses remarque et la coupa sans la quitter des yeux.

- Il m’a demandé en mariage… à plusieurs reprises, finit-elle tout bas.

- Quoi ? S’étonna Rain, se retournant et fixant la futur maman, perdue dans ses pensées. Mais qu’est ce que tu lui as dit-

- Il veut qu’on suive la généralité et qu’on se marie avant mon accouchement… je suis contre. Les traditions sont une chose mais ça ne me correspond pas… on est heureux en couple. Pourquoi précipiter les choses ?… En acceptant cette grossesse, on s’est engagé l’un envers l’autre. J’ai pas besoin de porter son nom pour savoir que je l’aime…

- J’n’en reviens pas. Tu lui as dit non-

- Oui, à chaque fois…

- Chaque fois ? Combien ?

- 5 fois…

- 5 fois ?!! Pince-moi ! Non mais je rêve ! Tu as refusé 5 fois de l’épouser !

- Rain-

- T’es incroyable ! Tu peux dire de moi mais toi… tu refuses de te marier avec l’homme de ta vie ! T’es la fille la plus illogique que je connaisse ! fit-elle en levant les yeux au ciel.

- C’est de toi qu’on parlait, pas de moi…

- Oui c’est ça, change de sujet… mais je n’oublierais pas-

- Tu devrais songer à enfiler ta robe… souffla-t-elle, abrégeant leur conversation.

A travers le miroir, elle lança un long regard à Karine qui ne broncha pas et qui s’éclipsa. C’était le moment où elle devait prendre une décision. Epouser Carter avec qui elle aura une vie banale et routinière ou rejoindre Alex et essayer d’arranger les choses, puis voir ce qu’il en est de leur relation ? Elle n’arrivait pas à faire la part des choses entre eux deux. Attrapant le bloc et un stylo dans un des tiroirs du bureau, elle commença à griffonner tandis que les minutes s’égrenaient avant le début de la cérémonie.

*.*.*.*.*.*.

Elle était devant la porte. Elle n’aimait pas ça du tout. Elle la connaissait et il se tramait quelque chose. Ne pas y songer était se leurrer. Rain n’avait pourtant rien dit mais Karine ne pouvait s’empêcher d’y songer. Chassant cette idée de sa tête, elle descendit les escaliers. En bas de ceux-ci, elle aperçut Lucas, non loin de Carter. Ce type, elle ne l’appréciait pas et ne s’y faisait pas. Elle était aimable avec lui, par respect pour Rain mais ça s’arrêtait là.
S’approchant de Lucas, elle fit glisser une main dans son dos. Il se retourna alors et sourit en la voyant. Carter ne tarda pas à s’éclipser et Karine haussa les sourcils.

- C’est moi qui le fais fuir ?

- Je crois qu’il ne te porte pas dans son cœur…

- Au moins, lui et moi, on est d’accord sur quelque chose… Alex est dans le coin ou…

- Tu sais… je crois que tu devrais te faire à l’idée que Rain va se marier avec Car-

- J’en suis pas si sure. J’ai vu son regard… et la première chose qu’elle m’a demandé c’est si Alex était là ? Pas Carter ! Alex… pour moi c’est très clair.

Lucas secoua la tête. Lorsque Karine avait une idée en tête, rien ne pouvait l’arrêter. Il ne savait pas comment agir dans ses moments. Avec les années, il avait comprit qu’il devait faire confiance à l’instinct de Karine mais là tout se compliquait. On parlait d’un mariage et de deux personnes qui se promettait de s’aimer éternellement. La situation le dérangeait. Son bras autour de la taille de Karine, il était dubitatif et si elle se trompait cette fois ? après tout ça peut arriver. Et Alex où était il passé ?

- Elle t’a peut être demandé ça… pour s’assurer qu’Alex ne viendrait pas troubler la cérémonie.

- Non. Elle l’aurait formulé plus subtilement… Luke, tu la connais. Il y a une raison à ses questions… et je sais exactement que sa concerne sa relation avec Alex. Il y a quelque chose que je dois savoir sur eux ?

- Quoi ?! S’étonna Lucas. Non Karine. Tu ne peux pas me demander ça.

- Bon d’accord… mais il est ici… à Silver Springs ?

- Oui… Je l’ai aperçus tout à l’heure mais c’est tout.

- Bon… dans ce cas, soit je le trouve et je lui parle… soit la cérémonie va commencer-

- Tout se passera comme à la répétition.

- Je ne voudrais pas te décevoir, mais je n’y crois pas une seule seconde…

Elle était sur d’elle. Tous ces détails lui apparaissaient trop évidents. Elle était les seuls à les voir et à les accepter. Parler à Alex était risqué. Rentrer dans un mur serait moins douloureux songea-t-elle. Elle soupira et leva les yeux vers Lucas qui posait sur elle un regard tendre.

- Ok, j’arrête. J’abandonne… mais si j’ai raison, tu devras le reconnaître et tu seras de corvée de vaisselle pour toute la semaine l’avertit-elle.

Il rit naturellement. C’était tout à fait elle. Rien n’était banal dans leur vie. Il y avait toujours ces petits détails qui faisaient la différence. C’était en partie pour ça, qu’il aimait tant sa présence. Elle égayait sa journée par ses petits défis, ses remarques et son sens du travail. Son bras autour de sa taille, il se pencha vers elle, l’embrassant aux coins des lèvres. Elle était adorable même quand elle partait en mission pour relever un défi !

*.*.*.*.*.*.

Il ne comptait pas venir. Ça, il se l’était dit au moins un bon millier de fois et pourtant vêtu un costume noir accompagné d’une chemise blanche, il déambulait entre les invités. Il tenait juste à s’assurer qu’elle ne ferait rien pour lui. Elle avait été claire et lui, il avait accepté. Elle se marierait et redeviendrait ses inconnus l’un pour l’autre. La voir, juste une seule fois, il ne l’avouerait pas même s’il en crevait de pouvoir la regarder dans sa robe blanche, qui il était sur, devait lui aller à merveilles. Il avait entraperçu Karine mais s’était très vite éclipser. Lucas avait du lui dire qu’il l’avait aperçu. Il adorait Lucas et ne doutait pas de lui mais Karine était capable de lui tirer les vers du nez et lui faire dire des tas de choses sans qu’il ait l’impression de parler. Elle était sacrément futé, et c’était bien la raison pour laquelle, il n’avait pas parlé à Lucas en arrivant ici. A quelques mètres d’un buisson, l’heure tournait. La cérémonie se déroulait dans le parc de la maison de famille de Carter, qui habitait au nord de Silver Spring. Il apercevait Carter près de l’autel improvisé à coté du prêtre, des centaines de personnes assises de chaque coté des allées fleuries, dont Lucas au premier rang, puis au bout de l’allée Karine. Il la voyait grimacer de temps à autre. Chez elle c’était un signe et ça ne l’encourageait pas. Elle jetait sans cesse des coups d’œil derrière elle quand il l’aperçu faire demi tour dans la maison. Cette fois il en était certain, Rain avait fait quelque chose. La seule chose à laquelle il songea, était qu’il espérait qu’elle n’avait rien commis d’irrémédiable en attentant à sa vie. Quelle idée ! Pourquoi pensait-il ça ?! Elle allait bien, et n’avait aucune raison de mettre sa vie en danger. Il se passa une main dans les cheveux, comment savoir ce qu’elle avait fait ? Pouvait-il se pointer à coté de Karine et lui demander des explications ? Il n’avait guère le choix cependant…

Longeant les arbustes, il rentra à son tour dans la maison et se rendit au premier, s’engouffrant par la porte non verrouillé, qu’il referma derrière lui, ce qui fit sursauter la future maman.

- Désolé… je ne voulais pas t’effrayer. Ça va ? demanda-t-il, hésitant.

- Comment veux-tu que ça aille, crétin ! Elle est partie ! C’était à prévoir ! Et je l’avais dit mais si vous m’aviez écouté, ça ne serait pas arrivé-

- Hé calme-toi, okay… Elle ne doit pas être loin. Une femme en robe de mariée, ça se remarque…

- Ouais, lâcha-t-elle, amère.

Il voyait bien qu’elle avait une dent contre lui mais était ce le moment d’aborder le sujet ? Il en doutait sérieusement. Le plus important était de retrouver Rain.

- Tu sais où elle a pu aller ?

- Tu la connais comme moi, je te rappelle !

- Je me passerais bien de ce genre de remarque !

- T’as qu’à t’en prendre à toi-même ! Si tu avais osé, ça serait pas avec cette andouille qu’elle serait fiancée !

- Bon… soupira-t-il. T’as finit ?

- Non ! Mais pour l’instant, je dois aller prévenir le fiancé… et avertir le reste des invités.

- okay… je t’appelle plus tard. Je vais voir si j’arrive… à avoir des nouvelles…

Elle leva les yeux au ciel. Son inquiétude, elle l’avait remarqué sur ses traits tirés. Il semblait ne pas avoir dormit depuis plusieurs jours et pourtant il était là. Elle n’avait pas été aimable mais elle s’en fichait. C’était son meilleur ami, elle savait qu’il passerait l’éponge. Elle redescendit alors dans le parc tandis qu’Alex prenait dans ses mains la lettre que Rain avait adressé à Karine et Carter.

Karine,

Tu es ma meilleure amie, celle qui m’a toujours écouté, même quand on se disputait. Tu me comprend mieux que personne et je ne te demande pas de comprendre mon geste. Ça serait ridicule. Tu as toujours voulu le meilleur pour moi, on s’est toujours mutuellement protégé. Il y a 6 ans, je ne savais que je te rencontrerais mais aujourd’hui tu es mon édifice. Quoi qu’il arrive dans ma vie, tu es là. La seule personne de mon passé sur qui je peux m’appuyer. Tu m’as toujours dit ce que tu pensais, ta franchise et ta loyauté m’ont fait réalisé que la vie n’était pas faite que d’hypocrite sans remords. Grâce à toi, j’ai pu avancer après la mort de Danny. Tu es la seule à avoir comprit mon malaise mais tu ne m’as rien demandé, tu as simplement été là. On n’a pas toujours été d’accord mais aujourd’hui, j’ai conscience que tu avais raison sur toute la ligne. Ma vie est ailleurs… loin de Silver Spring et de Washington. Prend soin de tout le monde et fait attention à ma filleule…

Je t’aime Karine,

Carter,

Tu as surement fait ce qui t’as toujours semblé juste et bon pour notre couple. Toutefois tu m’as fait du mal. Je ne dis pas que je pardonne. Ça serait beaucoup trop facile mais aujourd’hui alors que j’enfilais ma robe, je réalisais que c’était une erreur. Je me mens depuis des années. Je croyais que ce qu’on partageait était de l’amour. La vérité c’est que j’avais de l’affection pour toi. je ne voulais pas te faire de mal, comme j’ai pu le faire avec quelqu’un de mon passé mais je réalise mon erreur. On ne peut pas rester ensemble par peur du mal qu’on peut faire. Je dois vivre ma vie.
Je suis désolée Carter mais je ne reviendrais pas. Il n’y aura pas de mariage, ni fiançaille. Pour toi et moi, il n’y aura pas de relation possible. Ce que tu m’as fait endurer est inconcevable pour un femme, même si elle aime l’homme avec lequel elle vit. Je ne suis pas celle qu’il te faut. Personne ne m’a jamais façonné, toi tu as essayé et la seule chose que tu récolte, c’est ma fuite. Je ne demande pas le pardon, parce que tu ne l’accepterait pas mais je tenais à ce que tu saches que même si ce mariage n’avait pas eu lieu, je tenais à toi… à ma façon.
Je suis persuadé qu’une femme te comblera un jour alors ne regrette pas ce qui s’est passé aujourd’hui et tourne la page sur moi.

Au revoir,
Je t’embrasse,

Rain.

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MessageSujet: Re: Biscotte's fic ! [Device & Desires]   Sam 12 Jan - 21:03

Fronçant les sourcils, il reposa la lettre sur le bureau. Ça ne lui ressemblait pas. Rain n’était pas du genre à fuir, surtout un jour comme celui-ci. Elle était responsable et avait la tête pour les épaules, pourquoi réagissait-elle ainsi ? Il se gratta la tête. Il était à quelques kilomètres de Silver Spring. Rain pouvait être n’importe où, elle connaissait le coin comme sa poche. Ils avaient tous grandit là. Il n’était pas dupe et savait que quoi qu’elle en dise, Karine la chercherait. Il soupira, il devait la trouver avant Karine et lui parler. Il devait mettre un terme à ce qui se passait, pour sa propre santé mental mais aussi pour celle de Rain. S’il voulait pouvoir avancer, il n’avait d’autre choix. Il devait à tout prix avoir une conversation avec elle.
Il fit alors un tour sur lui-même et commença à observer la chambre. Elle était traditionnelle. Rain n’avait rien laissé trainer. Son sac n’était pas là, tout comme son portable. Sa robe avait également disparut, détail qui l’aiderait surement à la retouver songea-t-il. Balayant une fois de plus la chambre du regard, il sentit une présence et se retourna. Il déglutit en croisant ce regard. Ce mec avait le don de le mettre hors de lui. Cette arrogance dans son regard, cette façon qu’il dénigrait tout le monde. Il se croyait supérieur et l’utilisait sur tout le monde. Comment Rain pouvait aimer ce type ?! Il secoua la tête et le fusillant du regard, il s’avança vers le pas de la porte mais Carter le coupa, alors qu’il s’apprêtait à ajouter quelque chose.

- Tout ça c’est de votre faute !

A vrai dire, il se doutait qu’il n’allait pas être aimable avec lui, mais de là à ce que ça soit de sa faute, c’était éxagéré.

- Rain savait ce qui l’attendait en vous épousant… aujourd’hui, elle a juste eu le cran de passer ce cap qui la terrifiait. Vous êtes le seul responsable de sa fuite.

Il avait encore du mal à réaliser. Ce calme, cet apaisement qui l’envahissait, il ne l’avait pas ressentit depuis des années. Bizarrement, il n’était pas inquiet pour Rain. Elle était partie de son plein gré parce qu’elle était malheureuse avec lui et jamais Rain n’aurait agit sur un coup de tête. Ça devait faire des jours qu’elle réfléchissait à comment se sortir de cette situation et la fuite était sa seule option, réalisa-t-il. Il ne jeta pas un seul regard à Carter et quitta cette maison.
Roulant sur la nationale, Silver Spring se dressait devant lui à moins de 5 kilomètres. Trouver Rain allait se compliquer. Elle ne serait pas partit pour un autre état. Elle avait besoin de se retrouver et Silver était sa maison. Toutefois, comme la plupart des enfants ayant grandit dans cette ville, elle pouvait être n’importe où. De la plage, aux criques, à la fête foraine, la patinoire, le zoo, le stade, les places du centre ville, les nombreux parcs, il allait lui être difficile de retrouver sa trace. Réfléchissant, il songea que l’élément déclencheur n’était peut être pas Carter. Elle devait avoir eu des problèmes avec lui mais en y réfléchissant bien, Rain avait changé du tout au tout après la mort de Danny. Se pinçant l’arête du nez, cette histoire devenait insupportable. Si Danny était le problème, il y avait bien trop d’endroit où Rain pouvait se cacher. Il y avait une multitude de choix et il ne savait par où commencer. La plage ? Serait-elle passée chez lui ? Sans vraiment y croire, il s’y rendit. Il fallait qu’il soit le premier à la retrouver.

*.*.*.*.*.*.

Passant la porte de la maison, son premier geste fut d’ôter ses chaussures. Le gémissement qui s’en suivit en dit long sur l’état de ses pieds et de son soulagement. Lucas refermait la porte, desserrant sa cravate avant d’ôter sa veste. Il la suivait du regard. C’était devenu plus fort que lui. Depuis le début de sa grossesse, il ne pouvait s’empêcher de s’inquiéter pour eux deux.

Se laissant tomber sur le canapé, elle soupira. La fuite de Rain l’agaçait mais elle préférait attendre qu’Alex l’appelle avant de prévenir les autorités, qui ne pourrait lancer un avis de recherches avant plusieurs heures, voir même pas du tout.
Le bras rabattu sur le visage, elle sentit l’after shave de Lucas se rapprocher. Lui relevant les jambes, il s’assit au bout du canapé et commença à lui masser les pieds. Il était un génie ! Même si au début ça chatouillait, il savait s’y prendre. Elle ne mit pas longtemps avant de soupirer sous sa délicatesse et son doigté parfait. Il restait silencieux et attendait qu’elle se lâche. Car il la connaissait, ses remarques sur Rain finiraient forcément par sortir, il suffisait juste d’être un peu patient. Il fut néanmoins surprit par son besoin de tendresse. Généralement, elle s’énervait puis passait à autre chose mais là, le fait qu’elle soit si tendre, le décontenançait un peu.

Lui tendant sa main, il se figea durant une seconde avant qu’elle lui murmure d’une voix qu’il perçut à peine.

- Viens…

Glissant ses doigts entre les siens, il étira son corps et vint s’allonger dans son dos. Se blottissant dans ses bras, il posa leurs mains sur son ventre puis l’embrassa dans le cou.

- Fatiguée, ma puce ?

- Pas vraiment…

- Tu ne devrais pas autant t’inquiéter pour-

- Tu crois qu’il va lui dire ? le coupa-t-elle.

- Lui dire qu’il aime, idiot ! tu suis rien ma parole !

- Ah… Franchement, je doute qu’il le fasse maintenant.

- Il devrait-

- Elle vient juste de rompre ses fiançailles… je doute que ça soit le moment adéquat pour eux de se retrouver.

- Tu as peut être raison… mais j’aimerais tellement que tous les deux…

- Avec eux, faut être patient… tu les connais.

- Mouais…

Elle n’était pas convaincue et il l’avait remarqué. Tendrement, il dégagea les cheveux glissé dans le cou de Karine et murmura contre sa peau.

- J’ai attendu ce moment toute la journée…

Elle sourit doucement, se retournant sur le dos et portant une main à sa joue. Il trouvait toujours le moyen de l’étonner et de l’émouvoir sans qu’elle s’y attende. Plongeant son regard dans le sien, elle chuchota en caressant sa joue.

- Tu as attendu quoi ? le moment ou tu me peloterais ?

- Comme si ça te déplairais… sourit il tendrement. Mais je reconnais plutôt que j’attendais le moment où j’allais pouvoir te tenir dans mes bras, je respirerais ton parfum où je te dirais que je t’aime toi et notre bébé… souffla-t-il, déposant quelques baisers sur son visage. Repose-toi un peu chérie…

- C’est un ordre ?

- ça pourrait le devenir… sourit il, en l’observant fermer les yeux.

L’embrassant sur le front, il posa sa main sur son ventre et ressentit alors l’agitation à l’intérieur, il sourit alors lentement sentant les coups se calmer sous ses doigts. Il avait besoin de ses moments. Il ne pouvait pas être proche autrement de son enfant que de cette façon. Il voulait la voir se reposer et dormir un peu. Les cernes sous ses yeux lui prouvaient qu’elle en avait besoin et qu’elle ne se reposait pas suffisamment. Il savait également qu’elle s’inquiétait trop pour son entourage. Il resta alors à l’observer s’endormir et caressant son ventre sans s’en lasser.

*.*.*.*.*.*.

Il commençait à perdre patience. Il avait parcourut toute la ville et les endroits susceptibles où elle pourrait se cacher. Les hôtels en premier lieu, les parcs, les squares, les monuments, les cinémas, le stade et même le cimetière. Bon, il y était allé à reculons, il le reconnaissait mais il s’était promit de la retrouver. Il se trouvait dans une impasse. Conscient, il savait qu’elle pouvait se planquer n’importe où. Elle n’était pas sur la plage non plus, il commençait à être à court d’idées. Il se remémora alors certaines rencontres entre lui, Rain et Danny. Son ami était parfois évasif et silencieux. Il était bien placé pour connaître les détails de la vie familiale de Danny. Il tenta de chercher où celui-ci se serait caché s’il ne voulait pas être trouvé. Une idée lui traversa alors l’esprit…

*.*.*.*.*.*.
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MessageSujet: Re: Biscotte's fic ! [Device & Desires]   Sam 12 Jan - 21:03

Au beau milieu d’un champ à quelques pas d’un cèdre centenaire, elle se tenait debout, les bras croisés sur la poitrine, la tête levée vers le ciel. Encore vêtue de sa robe, elle n’avait même pas songer à se changer avant de partir. Karine serait déçue et Carter lui en voudrait. Elle y mettrait sa main à couper. Le mariage, la cérémonie elle n’y pensait pas. Cet endroit, elle y était venue une seule et unique fois. La sérénité de ce lieu l’avait à la fois surprise et détendue, voilà pourquoi elle était en ce lieu aujourd’hui. Personne ne songerait à venir ici ou du moins, c’est ce qu’elle espérait. Elle ne voulait pas voir quelqu’un débarquer et lui demander des comptes sur sa fuite et ses actions.

Elle se remémorait la fois où elle était venue ici. C’était après une dispute entre Danny et ses parents. A la fin de la journée de cours, il lui avait alors parlé de leur dispute et il l’avait emmené ici. Touchée, elle l’avait été. Jamais il ne s’était ouvert ainsi à elle mais la suite des évènements lui fit revenir sur terre. Secouant la tête, elle fit quelques pas puis se retournant, son regard se riva alors à celui qui était face à elle et qui l’observait en silence. Elle déglutit péniblement. Leur dernière conversation avait été rude mais il était là, en smoking qui plus est.

- Tu es venu finalement… souffla-t-elle, plantant son regard dans le sien.

- Je t’ai toujours dit que je serais présent le jour de ton mariage…

Secouant la tête, elle gloussa tandis qu’elle trouvait la situation ironique. Elle était en robe de mariée face à l’homme qui la hantait et qui l’obligeait à tout remettre en question. Il était à quelques mètres d’elle et ne semblait pas être présent pour la faire changer d’avis.

- Tu n’as aucune obligation d’être ici-

- Rain… s’il te plait. Pas aujourd’hui.

- Je ne rentrerais pas-

- Si Carter s’inquiétait réellement, il aurait commencé par te chercher… et j’aurais été le dernier à l’aider.

Il avait toujours été franc avec elle. Jamais, il ne lui avait fait croire au compte de fée ou qu’il serait toujours là pour elle. Il ne lui avait jamais dit mais il aurait voulu le faire. Toutefois leur histoire étant ce qu’elle était, il ne pouvait lui confier ce genre de chose. Elle le fixait toujours et il s’étonnait de son silence.

- Qu’est ce que tu sous entends ? Qu’il ne m’aime pas ? Je crois que tu n’est pas concerné par tout ça et-

- La vérité sur lui, tu la connais mais tu es une poule mouillée Rain ! Tu as tellement peur d’affronter la vie que tu préfères te contenter de médiocrités alors qu’une personne n’attend qu’un signe de toi…

Il regrettait déjà ses mots. Elle finirait par comprendre et même s’il n’avait pas clairement prononcé ses sentiments, ceux devenait aussi clair que de l’eau de roche.

- Tu es qui pour me juger Alex ?! Depuis quand tu te permets de pénétrer mon intimité et être si méchant ?!

- Pense ce que tu veux de moi. Je m’en fous. Mais un jour tu te réveilleras et tu comprendras que tu as tout perdu. Le bonheur tu l’as à porté de main mais par orgueil, tu refuse d’ouvrir les yeux et de faire ce geste !

Depuis quand la connaissait il ainsi ? Elle n’avait aucun souvenir qu’ils aient eu une telle discussion un jour. Elle avait toujours eu horreur de se disputer avec lui et pourtant elle ne lui avait jamais dit. De quoi avait-elle peur ? Qu’il lui brise le cœur ? De ne jamais avoir le courage de lui avouer qu’elle agissait ainsi uniquement pour ne pas souffrir ? Elle était consciente que peu à peu, il ébranlait ses défenses mais elle ne pouvait pas l’aimer ou même ressentir de l’affection pour lui, c’était trop. Trop dur, trop de souffrance. Elle secoua la tête et se détourna de lui. Son regard posé sur l’horizon, elle le sentait toujours dans son dos. Il ne la laisserait pas faire et elle venait de le comprendre. Comment ça pouvait lui arriver à elle ? et maintenant qui plus est.

- Je voudrais rester seule-

- Tu peux rayer cette idée de ton esprit. Tu ne resteras pas seule ici. D’ailleurs as-tu une idée de l’endroit où tu es ?

- Bon sang Alex-

- Réponds à ma question. Sais tu à qui appartient cet endroit et comment il s’appelle ?

- C’est un parc…

- Le Jesup Blair Park… ajouta Alex. Le cèdre délimite la frontière entre le parc qui appartient à la ville et la propriété des Collins… On est chez Danny. Un peu plus loin, un souterrain mène jusqu’à la maison.

- Quoi ? comment tu sais tout ça ?

- C’est par là qu’il sortait en douce de chez lui. Il a découvert ce tunnel, quand il avait 7 ou 8 ans…

- C’est comme ça que tu m’as trouvé… Danny.

- Je ne savais pas…que tu connaissais cet endroit.

- Danny m’y avait emmené une fois… c’était au tout début… souffla-t-elle se tournant vers lui.

Elle éprouvait encore du mal à parler de lui. Levant les yeux vers lui, elle y découvrit son trouble. Elle ne l’avait jamais vu en costume mais maintenant qu’elle l’avait en smoking face à elle, elle réalisa combien il le portait avec classe. Elle déglutit péniblement et s’approcha finalement de lui, sentant ses forces l’abandonner face à lui.

- Je pouvais pas… je pouvais pas continuer… murmura-t-elle alors qu’un sanglot naissait dans sa gorge.

Elle retenait difficilement ses larmes. Elle ne comprenait pas comment elle pouvait craquer face à lui. Elle avait pourtant fait le nécessaire pour rester forte mais le sentir si fort, si solide la déstabilisait. Elle ressentait alors la douceur de ses bras comme s’ils étaient faits pour elle. Posant sa tête contre son torse, elle s’enivrait de son parfum et écoutait les battement affolé de son cœur. Ses mains en bas de ses reins, il la sentit trembler dans ses bras tandis qu’il murmurait.

- Tu as écouté ton cœur… tu ne pouvais pas faire un meilleur choix, aussi dur soit il à faire…

Il baissa les yeux vers elle alors qu’il s’apercevait qu’elle levait les siens vers lui. Il lui sourit doucement puis leva une main à son visage. De son index, il repoussa une mèche derrière son oreille tandis qu’elle fermait les yeux au contact de ses doigts sur sa peau.

- Tu es toujours là…

- Rain… Trop de choses se sont passées pour que je nie ce que je ressens.

- On devrait appeler Karine, elle doit s’inquiéter… répliqua-t-elle très vite, préférant éviter la discussion avec Alex.

Il la laissa alors faire, relâchant ses mains sur elle et recula d’un pas, avant d’ôter sa veste et de venir la poser sur les épaules de Rain. Plongeant la main au fond de sa poche, il en sortit son portable et composa le numéro de Karine avant de tendre le cellulaire à Rain.

- Merci… souffla-t-elle, accrochant son regard une longue seconde.

Elle se détourna alors de lui. Faisant quelques pas, elle porta le téléphone à son oreille et entendit alors la voix de Karine tandis qu’elle essayait de sortir Alex de ses pensées.

Appuyé contre l’arbre, il la détailla lentement. Il savait pourtant qu’il ne devait pas faire ça. Son départ en Californie serait doublement remplit de souffrance. Surtout que la police l’avait toujours à l’œil. Son avocat n’avait pas encore prouvé son innocence, le procès n’étant pas encore passé au tribunal. Il secoua la tête. L’avoir près de lui tous les jours, lui semblait fantastique bien qu’il était conscient qu’avec leurs tempéraments respectifs, les étincelles ne tarderaient pas à jaillir.
Refermant le clapet, il la vit se tourner vers lui sans pour autant se rapprocher. Il se redressa alors lentement.

- Tu pourrais me ramener chez Karine…

Il se contenta de hocher la tête et s’approcha lentement d’elle, mais à un pas d’elle, il la vit commencer à avancer. Il s’arrêta alors et elle se retourna en ne sentant plus sa présence. Elle s’aperçut alors qu’il la détaillait.

- Alex, s’il te plait…

- Je veux que ça cesse, soupira-t-il.

- Je-

- J’en ai marre, Rain… reprit il, serrant les mâchoires. Tu comptes te voiler la face encore combien de temps ?

A son froncement de sourcils, il comprit que c’était perdu d’avance. Elle ne voulait pas reconnaître leur histoire. Que devait-il faire pour qu’elle comprenne et analyse tous les signes en leurs faveurs ?

- Je devais me marier aujourd’hui… tu crois pas qu’il est un peu tôt pour parler de… hésita-t-elle. Comment tu veux appeler ça ? C’est une attirance, un désir… entre nous, je crois pas que ça marcherait.

S’il s’écoutait, il la ferait taire immédiatement en l’embrassant à pleine bouche, ses mains parcourant son corps. Mais la réalité était bien différente. Plongeant ses mains au fond de ses poches, il la fixait sans détour.

- Tu veux vraiment l’entendre ? ça fait 9 ans que ça dure ! C’est pas d’hier ou de notre première nuit, ou de ta rupture avec Danny-

- Alex-

- Non Rain. Tu comprends pas ! Tu me hantes depuis 9 longues années. 9 années où je me suis tus pour ton bonheur, parce que tu aimais Danny… avoua-t-il finalement. Etre avec toi est une bénédiction mais je suis le seul à en avoir conscience-

- Je suis enceinte, soupira-t-il, agacé qu’il ne s’arrête pas.

Elle le fixait. Ça faisait des semaines qu’elle avait fait sa prise de sang et aujourd’hui, elle ne savait toujours pas qui était le père, Alex ou Carter… véritable raison de sa fuite du mariage.
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MessageSujet: Re: Biscotte's fic ! [Device & Desires]   Mar 22 Jan - 21:12

Chapitre 9 : Telle mère, telle… fille


Il était là, médusé, son regard rivé au sien. Il avait mal comprit c’était ça ? Il secoua la tête sans la quitter des yeux. Il se passa deux mains sur le visage. Elle était enceinte de Carter. Il ne comprenait pas pourquoi elle avait quitté la maison. Ça n’avait aucun sens à ses yeux.

- Je… souffla-t-il. Je comprends pas-

- Je suis enceinte et tu ne comprends pas ?! Bon sang Alex ! Je dois te faire un dessin ?!

Secouant la tête, il se pinça la lèvre inférieure, il n’aimait pas le ton de Rain. Elle allait mal et elle se défoulait sur lui comme s’il était le coupable de son état. Levant les yeux vers elle, il prit une lente inspiration, cherchant le calme avant de lui répondre posément.

- Où est le problème ? tu vas avoir un enfant de ton fiancé-

- ça reste encore à déterminer.

- A déterminer ? répéta-t-il. Tu es en train de me dire… on a toujours prit nos précautions-

- Je sais bien Alex ! Mais il faut aussi envisager cette possibilité. Je t’en informe, je ne te demande pas d’être le père de mon enfant-

- Tu me prends pour qui ? Rain si cet enfant est le mien, je serais son père… et pas un père occasionnel.

- ça n’a pas à devenir une obligation pour toi…

- Je ne sais plus quoi te dire pour que tu comprennes ! Souffla-t-il, marquant une pause au même moment. Rain, je ne suis pas ici sur recommandation. Je suis là, parce que j’avais besoin de te voir, te parler… d’être avec toi.

La nouvelle de cette grossesse le prenait de court mais il savait ce qu’il voulait. Il n’était pas très explicite avec elle, une fois de plus mais il faisait des efforts ! Le réalisait-elle ?

- Je te l’ai déjà dit, ton bonheur est le plus important à mes yeux… et si tu préfères que je reste loin de toi, je le concevrais… mais si c’est mon enfant que tu portes, je ne te laisserais pas faire.

- Tu es l’homme le plus responsable que je connaisse… mais je ne veux pas non plus que tu te fasses de faux espoirs. C’est peut être celui de Carter-

- Tu as prit rendez vous avec un gynéco ?

- Une amie me fait passer l’échographie, mercredi.

- Je viens avec toi.

- Alex-

- Non Rain. Je tiens à être présent…

- Et s’il ne s’agit pas de ton enfant-

- ça tu ne le sauras pas avant plusieurs mois… sauf si bien sur, tu ne tiens pas à mettre cet enfant au monde…

- Quoi ? Fronça-t-elle les sourcils. Tu penses que je veux avorter ?!

- C’est une éventualité… Tu n’as fini pas tes études-

- Ecoutes moi bien Alex… la probabilité que je mette fin à cette grossesse se rapproche nettement de zéro. J’arrive même pas à croire que tu ais pu penser que je puisse faire une telle chose !

Il baissa la tête soupirant légèrement. Pensez ça, il le regrettait mais en vérité, il voulait croire qu’elle n’irait jamais au bout de cette idée. Joignant ses mains, il se détourna légèrement d’elle. Il souffrait comme il n’avait jamais cru possible que ça arrive et la douleur qui l’oppressait l’empêchait de respirer correctement. Il tenta de se reprendre mais plus les minutes passaient, plus il la sentait s’éloigner de lui.

- J’étais venu pour te raisonner et tout t’avouer… et maintenant j’apprends que tu es peut être enceinte de moi… Là, je crois avoir une bonne raison de paniquer…

- Alex, souffla-t-elle, s’approchant de lui, levant une main sur son bras. J’apprécie que tu prennes toujours soin de moi… mais tu n’as pas à le faire.

- Si. Tu viens de me donner la meilleure raison pour le faire… mais tu sais, ça serait beaucoup plus simple si tu reconnaissais que tous les deux, on a dépassé le stade de l’attirance.

- Je vois ! Et selon toi, on doit faire quoi ? Tu vas m’épouser et m’enfermer dans ta grande maison avec un chien, un jardin et une barrière blanche ?

- Arrêtes de tout voir en noir. Je ne suis pas un imbécile Rain ! Tu vas avoir un enfant… le mien peut être, soupira-t-il en la fixant. J’en peux plus de me battre contre mes sentiments pour toi…

- Tu as toujours gardé un œil sur moi… et je n’ai jamais objecté parce que tu le faisais avec discrétion mais là… s’arrêta-t-elle quelques longues secondes. Mais là, c’est comme si tu me demandais d’oublier mes fiançailles et de m’engager avec toi sans y réfléchir.

- Non. Je ne te demande rien… si ça n’est d’arrêter de te voiler la face… je sais plus ce que je dois faire pour que tu nous laisses l’occasion d’avoir notre chance.

Elle fuyait son regard. Il attendait une réponse alors qu’elle ne savait toujours pas comment considérer leur relation. Il attendait beaucoup d’elle. De plus, il y avait cinquante pour cent de chance qu’il soit le père de son enfant. Après tout, sa demande était légitime. D’autant plus qu’elle ne pouvait nier qu’elle éprouvait de fort sentiment pour lui et ça, depuis des années, même si elle s’interdisait d’y penser.

- Et si on se sépare-

- Pour ça, il faudrait déjà que tu me donnes une chance… et puis, poursuivit-il. Je doute que tu veuilles retourner chez toi aujourd’hui…

- C’est pas faux…

- Viens avec moi… Fais moi confiance s’il te plait…

- C’est pas en toi que j’ai pas confiance, souffla-t-elle en évitant son regard, tandis qu’il s’approchait d’elle. Passant son bras autour de ses épaules, il l’attira contre lui murmurant tout bas pour elle.

- Allez viens… c’est pas que j’aime pas te voir dans cette robe mais tu sera plus à l’aise dans un jean à mon avis... l’entraina-t-il vers la sortie du Jesup Blair Park, tandis qu’elle grimaçait en attrapant sa traine.

*.*.*.*.*.*.

Soupirant, elle ouvrit lentement les yeux. Le calme de la maison ne la surprit pas, toutefois, elle fronça les sourcils se souvenant qu’elle s’était endormie dans le canapé et pas dans son lit. Elle se redressa après de longues secondes. Ayant jeté un œil au réveil, ça devait faire au moins 2 heures qu’elle dormait et où était passé Lucas ? Soupirant de nouveau, elle sortit de la chambre pieds nus avant d’entamer la descente des escaliers d’un pas lent.

Elle avait désespérément envie d’un café mais pour le bébé, Lucas avait été intransigeant. Elle n’aimait pas ça mais l’acceptait pour le bébé. Toujours à moitié endormit, elle descendit les quelques marches, se retrouvant alors dans le salon. La lumière tamisé lui indiqua que Lucas ne devait pas être bien loin. Elle fit le tour de la pièce puis se rendit dans la cuisine, attrapant au passage un paquet de chips. Elle avait terriblement faim. Elle qui avait pensé pouvoir se goinfrer au mariage de son amie, c’était mit le doigt dans l’œil. D’ailleurs, elle n’avait aucune nouvelle. Elle fronça les sourcils, où avait bien pu passer Lucas.

- Luke ? Appela-t-elle d’une voix encore ensommeillée, ouvrant son paquet de chips en même temps.

Marchant lentement, elle traversa le salon, puis la salle à manger. Personne ? Poussant la porte qui menait au garage, elle l’appela du haut des marches et entendit du bruit. Elle grimaça puis une vieille ampoule éclairant à peine la pièce, elle vit une forme se mouvoir près de quelques cartons. Se relevant, elle lut la surprise dans son regard avant de le voir s’approcher.

- T’es déjà réveillée ?

- Qu’est ce que tu fouilles dans ces cartons ?

- Les médecins ne t’ont pas prescrits beaucoup de repos ?

- Dis-moi pourquoi tu fouilles dans nos cartons de lycées ? Soupira-t-elle et je te dirais pourquoi je suis debout !

Il esquissa un petit sourire avant de se rapprocher d’elle, les mains pleines de poussière ainsi que la chemise blanche qui avait désormais viré au gris.

- Toi t’as faim… mon ptit estomac sur patte ! lança-t-il en montant les deux petites marches pour se retrouver à sa hauteur et apercevant le paquet de chips dans ses mains.

Déposant un rapide baiser sur sa joue, il la sentit soupirer doucement. Il releva alors la tête, plongeant son regard dans le sien.

- Tu te sens bien ? S’inquiéta-t-il.

- Oui… c’est juste… rien, laisse tomber… secoua-t-elle la tête en se détournant de lui.

- Karine…

Elle avait déjà fait demi-tour et se dirigeait vers la porte alors que la sonnette retentissait une seconde fois. A quelques mètres, il l’observait méticuleusement. Ça n’était pas son style de garder des choses pour elle. Il n’aimait pas ça. Il s’approcha alors dans son dos tandis qu’elle ouvrait à une femme, qu’elle n’avait pas revu depuis des années et dont elle avait peu de souvenirs…

Lucas s’approchant dans son dos, la vit chanceler légèrement. Fronçant les sourcils, il eut juste le temps de combler les quelques mètres qui les séparait pour l’empêcher de s’étaler sur le carrelage glacé, le paquet de chips s’étalant sur le carrelage de l’entrée. Levant les yeux vers la femme face à lui, ces traits ne lui étaient pas inconnus mais rapidement, il souleva Karine la portant jusqu’au canapé avant de vérifier son pouls. Rassuré par son souffle et son pouls régulier, il se leva attrapant son portable sur la table basse tandis qu’il s’apercevait que la femme refermait la porte d’entrée. Il fit une rapide navette dans la salle de bain, récupérant une serviette éponge qu’il humidifia. Il ignorait qui était cette personne et c’était bien le cadet de ses soucis. Revenant près de Karine, il déposa la serviette sur son front tandis qu’il composait le 911.

- J’ai besoin d’une ambulance au 4369 Burton Street. Femme, 24 ans, enceinte de 6 mois, vient de faire un malaise…

- L’équipe est prévenue, une ambulance sera chez vous dans moins de 2 minutes… le nom de la jeune femme ?

- Karine… Karine Bennett.

- Bien, les secouristes la transféreront directement à l’hôpital de Bethesda qui est le plus proche… Monsieur ?

- Brady, Lucas Brady…

- Monsieur Brady, rester près d’elle en attendant les secouristes et veiller à ce qu’elle respire sans assistance.

- Bien Madame !

Il claqua le clapet de son téléphone tandis qu’il s’attendait à voir les secouristes débouler d’une minute à l’autre. Instinctivement, il passa sa main sur le ventre de Karine et sentant des coups sous sa paume, il comprit que le bébé devait se porter bien pour le moment. Son regard se posa de nouveau sur le visage blême de Karine. Elle ne lui avait jamais fait un coup pareil et ça l’inquiétait. Avait-elle déjà d’autres malaises de ce genre ? Sa main vint alors se poser sur son visage, son pouce frôlant sa joue en douceur tandis qu’il s’attendait à la voir ouvrir les yeux avec ce petit sourire malicieux comme elle le faisait tous les matins. Toutefois, elle ne daigna ouvrir les yeux. Son inquiétude s’amplifia mais il tenta de se maîtriser, jetant alors un rapide coup d’œil à la femme debout à quelques mètres de lui et qui regardait Karine.

- Elle va bien ? demanda la femme, gênée.

- J’en sais rien, répondit-il simplement avant de la fixer intensément comme lorsque sa curiosité était piquée à vif et qu’il cherchait la vérité. Je ne sais pas qui vous êtes mais-

Il n’eut pas le temps de terminer sa phrase qu’on sonnait à sa porte. En quelques enjambées, il ouvrit aux secouristes qui se dirigèrent immédiatement vers Karine toujours inconsciente. Le premier réflexe des secouristes fut de mettre un masque à oxygène sur le nez et la bouche de Karine après avoir vérifier son pouls. Ils exécutèrent quelques tests de vérifications la transportèrent sur le brancard. L’un deux se tourna vers Lucas.

- Son état est stable mais pour plus de sureté, on la transfert à Bethesda.

- Ils vont bien tous les deux ? S’inquiéta Lucas.

- Pour le bébé… ils pratiqueront une échographie à l’hôpital mais il semble tous les deux en parfaites santé…

Le médecin secouriste restait évasif, il ne pouvait pas s’étendre sur le sujet de sa patiente sans que certains examens n’aient été effectués. Avec son collègue, ils firent alors sortir Karine sur un brancard avec Lucas qui les suivait, montant avec eux dans l’ambulance.

*.*.*.*.*.*.

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Dernière édition par le Mar 22 Jan - 21:16, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Biscotte's fic ! [Device & Desires]   Mar 22 Jan - 21:15

Ayant dépassé la cabane depuis longtemps, Alex la dirigea lentement vers la maison, sa maison. Elle se figea devant la bâtisse blanche puis se mit à fixer Alex qui se dirigeait vers l’entrée, gravissant les marches qui menaient à la terrasse.

- Cette maison… tu l’as… louée ? demanda-t-elle sous le choc.

Il esquissa un petit sourire et croisant son regard, il pencha la tête sur le coté.

- Et bien… dans ce cas, la location me reviendrait cher, je crois…

- Non… Alex. Tu… T’es complètement dingue ! Cette maison… c’est pour une famille entière pas pour un célibataire comme… comme toi !

- Mais qui a dit que j’y vivrais seul ? répliqua-t-il, sans la quitter des yeux.

- Pourtant tu m’as dit… tu m’as demandé une chance… pour nous. Je croyais enfin… souffla-t-elle en baissant la tête.

- Je ne compte pas passer ma vie à Los Angeles. Ma vie est ici, près de mes amis… c’est dans cette ville que mes enfants verront le jour… enfin j’espère… expliqua-t-il en la fixant, avant d’observer le silence de Rain. Si j’ai fait construire cette maison… c’est parce que j’ai foi en toi… et en nous.

Le fixant, elle parvenait à peine à intégrer tout ce qu’il venait de lui confier. Elle devrait être flatté qu’il porte à leur relation tant d’importance. Combien d’hommes seraient prêt à prendre la décision de se poser, juste pour son propre bonheur, le faisant passer avant leur carrière ?! Il aurait pu attendre des années avant de faire ça. Attendre d’être un acteur reconnu du public. Pourquoi maintenant ?

- Alex… tu ne crois pas que c’est prémédité ? Toi et moi… cette maison-

- Cette maison était finie d’être construite avant que tu me révèle ta grossesse. Personne ne connaît l’existence de cette maison… les terres appartenaient à mon père. J’ai toujours rêvé d’une maison sur la plage, pas très loin de la cabane où je pourrais m’isoler…

- Tu l’as fait sans arrière pensée… hasarda-t-elle.

- Je te mentirais, si je te disais que ça n’est pas toi et moi que je voyais dans cette maison… mais à l’instant où j’ai songé à cette maison, je n’avais aucune idée de l’évolution de notre relation. Cette maison n’est pas un piège…

Elle déglutit difficilement. Elle s’en voulait de douter de lui et de tout remettre en cause. Toutefois, une chose lui était évidente, son besoin de la savoir en sécurité et le fait que si elle portait effectivement son enfant, il serait à la fois présent et un bon père. Mais fera-t- il un bon compagnon ? Elle se passa une main sur le visage avant de finalement le rejoindre en bas des marches qu’il avait redescendu.

- Je sais pas où on va Alex… et ça m’effraie réellement. J’ai pas pour habitude de me lancer dans quelques choses qui n’a pas de fondations…

Il se pinça les lèvres, rivant son regard au sien. Il réajusta les deux pans de sa veste, déposée sur les épaules de Rain. Déglutissant, il articula simplement à voix basse afin qu’elle seule entende.

- Je serais tes fondations… et je serais près de toi, quoi qu’il arrive…

Elle voulait réellement le croire mais le pouvait elle ? N’allait-il pas changer d’avis lorsque son ventre s’arrondirait ? Comment pourrait-il être là, alors qu’il tournait en studio à Los Angeles ?

- Tu travailles à Los Angeles… comment tu pourrais être à deux endroits à la fois ? Ne me fais pas de promesse que tu ne tiendras pas-

- Tous les tournages sont actuellement arrêtés pour cause de grèves… C’est très rare mais ça arrive. Tant qu’aucun accord ne sera signé entre les maisons de productions, je serais payé à ne rien faire… mais je serais là où je veux être. A tes cotés. Si tu ne changes pas d’avis bien sur…

Il était si attentif, si doux et présent. Alex était là. Comme il l’avait toujours été pour elle. Comme tous les soirs où elle était avec Danny et qu’il l’attendait dissimulé dans sa voiture, s’assurant que rien de mal ne lui était arrivé.
Il avait été à peine surprit lorsqu’elle lui sauta dans les bras, mais en même temps il découvrait cette Rain qu’il avait entraperçu à travers diverses nuits durant ces 6 dernières années. La serrant contre lui, sa tête glissant contre la sienne, il respira son odeur à la fois fraîche et sucré sans la relâcher. Ce fut seulement après quelques minutes qu’il lui fit découvrir l’intérieur de la maison comprenant 4 chambres, deux salles de bains, un immense salon séjour donnant sur la plage et une véritable cuisine à faire pâlir plus d’un cordon bleu.

*.*.*.*.*.*.

Dans le hall de l’hôpital, les médecins l’avaient emmené et avait refusé la présence de Lucas. Il était alors assis sur une des ses chaises, à quelques mètres de la pièce où se trouvait Karine, seule et inconsciente. Il ne cessait de se remettre en question. Avait il agit correctement ? N’avait il pas été trop lent ? Il tenta de garder à l’esprit les mots des ambulanciers mais un doute s’insinuait en lui. Une heure qu’elle avait été emmenée, les médecins sortaient et entraient dans la pièce, sans lui jeter un seul regard. Les épaules affaissées, sa tête plongée dans ses mains, ses coudes posés sur ses cuisses, une angoisse terrible le parcourait. L’idée que Karine ne se réveille pas, l’angoissait de plus en plus, et ça sans songer au bébé. Seul dans ce couloir, il remuait ses pensées parasites. Les médecins prenaient ils un malin plaisir à torturer les familles de leurs patients ainsi ? D’un geste rageur, il se leva, se passant une main fébrile dans les cheveux. Ce fut le moment précis où un médecin l’interpella en sortant de la chambre.

- M. Brady ?

- Oui… comment vont-ils ? Karine est réveillée ? s’empressa-t-il de demander.

- Nous lui avons injecté un sédatif afin de pratiqué divers examens.

- Mais… elle va se réveiller n’est ce pas ? s’inquiéta-t-il.

- Oui, bien sûr, s’empressa de répondre le médecin. Ses tests son normaux, le bébé se porte à merveille… ils sont tous les deux en parfaite santé. Toutefois… c’est la première fois qu’elle fait ce genre de malaise ?

- Il y avait les vertiges du à son début de grossesse… hormis ça, elle n’a jamais eu de malaise-

- A-t-elle été contrariée dernièrement ? Un choc émotionnel ?

- Non, je ne crois pas… enfin, ça s’est produit après qu’elle ait ouvert à une femme dont j’ignore la connaissance…

- On va la garder cette nuit en observation… dans l’optique où un malaise se reproduirait. Dans le cas où demain matin tout sera normal, nous l’autoriserons à sortir. Je ne vois aucune raison à ses malaises mais il serait prudent qu’elle ne reste pas seule jusqu’au terme…

- Je vais m’arranger pour ça… vous m’autorisez à la voir ?

- Oui bien sur. Vous pouvez y aller… on va lui attribuer une chambre pour la nuit.

- Merci Docteur, acheva Lucas en lui serrant la main avant d’entrer rapidement dans la chambre.

Etendue devant lui, une douleur lui opprima le cœur. Il n’aimait pas la voir ainsi sans connaître l’étendue de ce qu’elle vivait. Elle dormirait surement encore plusieurs heures. Son sourire, ses sarcasmes et son regard lui manquait depuis des heures. Inspirant lentement, il repoussa ses pensées parasites revenus le torturer, il s’approcha alors du lit de Karine, où elle était étendue endormie. Instinctivement sa main vint se glisser dans la sienne, comme si elles avaient été faites l’une pour l’autre. Se penchant sur elle, ses lèvres frôlèrent son front frais. Il soupira alors que sa main restée libre venait se poser sur son ventre. Tentait il de se rassurer qu’ils allaient bien tous les deux ? Il y avait de fortes chances. Toutefois, il prit son mal en patience et sa main resté dans celle de la jeune femme, il s’installa sur une chaise près d’elle, attendant son réveil et son changement de chambre.

*.*.*.*.*.*.

Elle avait exploré la maison à sa guise. Rain avait toujours l’impression d’être une intruse dans cette immense demeure. Toutefois cette maison n’avait rien de froid au contraire. Les couleurs et la décoration avaient été accomplis avec choix. Elles inspiraient la convivialité et non la solitude. Elle avait tout pour se sentir à l’aise ici. Elle pourrait même s’y sentir mieux que dans son petit appartement de Washington. Cependant il s’agissait de la maison d’Alex, pas de la sienne. Elle avait troqué sa superbe robe blanche de marié pour un jean et tee shirt appartenant à Alex et trop grand pour elle. Combien de fois avait elle rêver de s’enivrer de son odeur sans jamais le reconnaître ? Il avait toujours eu une place importante dans sa vie mais consciemment, elle l’avait toujours repoussé. Elle avait toujours pensé que s’accrocher à homme tel que lui, ne lui apporterait que de la souffrance. Se trompait-elle ? Il était présent le jour de son mariage et lui proposait quelques chose de plus important que cet amitié qui les liait depuis tant d’années. Avait elle été folle d’accepté ? Pourquoi avait-elle accepter ? Pour cet enfant qui s’épanouissait en elle ? Pour avoir la conscience tranquille ou encore parce qu’en vérité elle l’aimait depuis toujours ?
Son esprit était confus et Alex avait eu l’intelligence de lui laisser cet espace pour songer à tout ça. Était-il vraiment ce méchant garçon dont elle s’était créer l’image ? Elle avait pourtant remarqué plus d’une fois qu’il se souciait beaucoup d’elle. Pouvait-elle encore fermer les yeux sur ce qu’il était devenu pour elle ? Cet homme au bon fond et définitivement inaccessible ? Comment pouvait-il vouloir un avenir avec elle alors que tant de femmes n’attendaient qu’un seul mot de sa part. Perdue dans ses pensées, assises au milieu de son lit, elle ne trouverait pas le sommeil cette nuit. Non. Elle avait besoin de réponses et la seule personne à pouvoir les lui fournir, dormait dans la chambre voisine. Elle n’était pas du genre à s’inviter dans le lit d’un homme mais elle n’était pas effrayée. Non parce qu’au fond d’elle, les réponses, elle les avait mais elle avait besoin de les entendre par la seule et unique personne qui ne s’étendait jamais sur ses sentiments.

Un long tee shirt flottant autour d’elle, arrivant juste au dessus du genou, il passa la porte de sa chambre avec une certaine appréhension. Depuis quand le craignait elle ? Ou plutôt, pourquoi craignait-elle autant les réponses qu’il lui fournirait ? Inspirant profondément, elle longea le couloir jusqu’à cette porte fermé. Allait-elle le trouver endormi ? Que portait-il pour dormir ? Allait-elle le déranger ? S’attendait-il à sa visite nocturne ? Elle secoua la tête puis posa sa main sur la poignée avant de la tourner lentement. Son cœur tapait à tout rompre contre ses cotes et son angoisses s’intensifiait au fil des secondes qui s’écoulaient. Faisait-elle le bon choix à cet instant ? Elle faisait ce pas vers lui qui l’effrayait depuis des années. Le regretterait-elle ?

Poussant à présent la porte du bout des doigts, une sensation de liquéfaction la traversa. Par les rayons de la lune, son regard se posa sur la masse étendue sur le lit. Le drap remonté au niveau des hanches elle devina déjà son torse musclé, ses abdominaux parfaits et ses bras rassurant qui l’avait étreint à plusieurs reprises. Pourquoi refusait-elle encore ce qui était si évident aux yeux de tous ? Debout à l’entrée de la chambre, elle était envahie par l’envie de faire demi-tour. Elle ne distinguait pas ses yeux et émit alors un très léger soupir mais un souffle l’obligea à se raidir.

- Tu songes rester à m’observer toute la nuit ? Souffla-t-il d’une voix très légèrement ensommeillée.

- Tu ne dors pas…

- Bonne déduction, Sherlock… Comment pourrais-je dormir en te sachant en proie à tes doutes, dans une chambre voisine ?

- Je… Comment… Alex-

- Approches, murmura-t-il en se redressant lentement s’adossant à la tête de lit.

Lui tendant sa main, elle hésita une longue seconde et finalement y glissa sa main frêle. Ses mains n’étaient ni sèches, ni calleuses, au contraire, elles étaient fermes, douces et résistantes. Le rejoignant sur le lit, elle s’installa à ses cotés tandis qu’elle sentait son bras venir entourer ses épaules, d’un geste on ne plus protecteur et rassurant. Elle hésitait encore à se rapprocher de lui ou même de laisser retomber sa tête sur son épaule.

- Tu m’attendais… comprit elle, après un silence quasi serein.

- Je t’ai toujours attendu Rain…

- Non, je veux dire… ce soir, tu savais que je viendrais.

- Je l’espérais… Tu as des milliers de questions. Tu es effrayé à l’idée de ne pas savoir de ce que sera demain et aussi parce que je pourrais te faire souffrir…

- Tu as été plus présent que n’importe qui dans ma vie. Mes parents ne se sont jamais vraiment souciés de mes sorties nocturnes… que je sois avec Danny ou non… mais toi… tu étais présent à chaque fois. Veillant à ma protection… comme un ange gardien…

Il esquissa un sourire à cette définition, tournant la tête vers elle. Il appréciait bien plus ses confidences emplies de douceur. Depuis quand ne s’était elle pas ouverte à quelqu’un qui l’écoutait réellement et l’aimait pour la personne qu’elle était ?

- Tu as volé mon cœur Rain. T’avoir aujourd’hui près de moi est une renaissance de ce que j’ai cru avoir perdu à tout jamais après la mort de Danny. Cette semaine avait été la plus belle de ma vie… peut être que ses années ont été nécessaires pour nous faire prendre conscience que notre relation avait quelque chose de plus réel qu’on ne voulait l’admettre… Je n’ai regretté que deux choses depuis 6 ans… avoir fuit après la mort de Danny et ne pas t’avoir rattrapé, il y a deux mois, car tu n’aurais jamais perdu tout ce temps dans l’élaboration de ce mariage…

- J’aurais peut être du prendre un magnéto pour t’enregistrer et me repasser la cassette en boucle lorsque je douterais… souffla-t-elle, troublée. Tu y crois vraiment ? je veux dire… nous deux, en couple…

- Oui… je n’aborde jamais le sujet de mes sentiments mais si tu as besoin de l’entendre… Oui Rain, c’est toi que j’aime. Et je t’aimerais jusqu’à ma mort et même au-delà, si c’est possible…

Relevant son regard dans le sien, son cœur tambourinait toujours contre ses cotes et son moment d’hésitation était dépassé. Elle se jeta dans ses bras, prenant une profonde respiration et sentant ses yeux s’humidifier. Elle retrouvait enfin cette étrange sensation au creux de ses bras, cette protection et l’impression de compter pour quelqu’un.

Il n’avait pas besoin de mots. Non, il n’attendait rien d’elle. Il faudrait surement du temps avant qu’entre eux cette intimité s’établisse mais il avait foi, comme il le lui avait dit précédemment. La serrant plus étroitement contre lui, il sentait revenir cette harmonie entre eux et cette tension s’évaporer. La sentir près de lui suffisait à le rendre serein et comblé.

Se détachant très lentement de lui, elle leva un timide regard vers lui tandis qu’elle discernait cette lueur d’adoration dans ses prunelles bleues. Il balayait alors ses quelques larmes sur son visage, souriant doucement.

- Personne n’a le pouvoir de me rendre plus heureux que toi… chuchota-t-il à un souffle de ses lèvres.

Découvrait elle enfin qu’elle ne s’était pas trompé sur lui ? Qu’il serait celui qu’elle avait finalement attendu toutes ses années. Un sourire fleurissant sur ses lèvres, elle combla l’espace restant entre leurs lèvres alors qu’il l’allongeait plus étroitement contre lui, ramenant sur leur corps les couvertures.

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Evan Stanford




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MessageSujet: Re: Biscotte's fic ! [Device & Desires]   Mar 22 Jan - 21:20

Sa tête était lourde. Elle peinait à soulever ses paupières encore lourdes et emplies de sommeil. Toutefois la lumière tamisée lui permit de ne pas être éblouie. Ouvrant à présent le yeux, elle s’aperçut que quelque était glissé dans sa main. Lentement, elle laissa alors tombé sa tête sur le coté et l’aperçut, le regard perdu dans le vide, songeur voir même inquiet. Elle frôla légèrement ses doigts sous les siens, l’évadant alors de ses pensées sombres. Elle lui adressa un léger sourire au même instant où leurs regards se croisèrent enfin.

Se levant d’un bond, il combla l’espace entre eux, l’enlaçant soudainement. Elle sentit alors l’odeur de son after shave, titiller ses sens et ses bras rassurant l’envelopper. Elle se détendit alors à son contact, éprouvant une sensation familière. Remontant une main dans son dos, elle sentait ses muscles fermes sous ses doigts. Très doucement, il se recula, ne la quittant désormais plus du regard. S’asseyant sur le bord du matelas, il ne cachait son soulagement. Son regard balayant le visage de Lucas, elle s’aperçut de ses traits tirés, ses cheveux en batailles, ses cernes noires sous yeux et sa chemise froissée. Gardant sa main dans la sienne, son pouce vint balayer tendrement sa peau.

- Tu m’avais promit de cesser de t’angoisser…

- Et je t’avais dit de ne pas me faire promettre ça, souffla-t-il, la regardant tendrement. Comment tu te sens ?

- Comme une baleine et toi ? répliqua-t-elle avec un petit sourire.

- Karine… Tu m’as fait la peur de ma vie.

- Je vais bien, Luke. On va bien… Il arrête pas de bouger, réalisa-t-elle, soulagée.

- Ils veulent te garder cette nuit. Pour s’assurer que ton malaise ne se reproduira pas… et, ils suggèrent que tu ne restes pas seule jusqu’à l’accouchement-

- Je peux très bien me débrouiller toute seule-

- Oui tu le peux, mais je serais plus rassuré-

- Et comment tu comptes faire ça ? en m’envoyant tes parents à tour de rôle ?! S’énerva-t-elle.

- Pourquoi faut-il toujours que tu les ramènes sur le tapis ?! Oui ce sont mes parents, oui ils ne sont pas parfaits mais ils sont là en cas de besoin ! Je ne vais demander ni à Rain, ni à Alex, leurs vies sont déjà assez compliqué ! Mais si par hasard tu as un éclair de génie vas y je t’écoute !

Il avait en horreur de se disputer avec elle. Leurs vies pouvaient être on ne peut plus tranquille mais se disputer, c’était l’arrivé d’un ouragan. Dans le fond, elle était consciente qu’il avait raison. Toutefois l’idée de devoir supporter ses parents à longueur de temps qui lui ferait des reproches, elle ne le supportait pas. Il n’avait pas bougé d’un pouce et la fixait toujours. Elle soupira alors puis se mit à fixer le plafond, sans ajouter un mot.

- Je ne tiens pas à ce qu’on se dispute… mais vois les choses en face, s’il te plait. Tu as besoin de repos et ça n’est pas au lycée que tu vas y parvenir… alors fais moi plaisir, acceptes de rester à la maison. Je serais là tous les soirs-

- Des nouvelles de Rain ? Dévia-t-elle la conversation.

- Elle est avec Alex. Apparemment Alex ne va pas repartir immédiatement… il m’a dit que les tournages étaient suspendus, murmura-t-il. J’ai besoin de savoir ce qui s’est passé…

- Humm… je suis pas sure de vouloir en parler.

- Mais tu peux essayer. Commence par le début, qui est cette femme ?

- Tu l’as pas reconnu ? S’étonna-t-elle, d’un ton doux, presque dans un murmure. Il secoua la tête de dénégation et elle reprit après un soupir d’exaspération. C’était ma mère.

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Juddi Ba